{"id":19297,"date":"2020-07-16T08:04:51","date_gmt":"2020-07-16T08:04:51","guid":{"rendered":"https:\/\/www.mikehorn.com\/?p=19297"},"modified":"2020-08-25T13:59:11","modified_gmt":"2020-08-25T13:59:11","slug":"sail-from-ireland-towards-iceland","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.mikehorn.com\/en\/sail-from-ireland-towards-iceland\/","title":{"rendered":"Sail from Ireland towards Iceland"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Entr\u00e9e 2 du blog d&#8217;Annika (naviguer d&#8217;Irlande vers l&#8217;Islande)<\/strong><br \/>\n<strong>11 &#8211; 13 juillet<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Nous avons quitt\u00e9 l&#8217;Irlande sur un coup de t\u00eate : bien repos\u00e9s apr\u00e8s une bonne nuit de sommeil et avec le go\u00fbt du poisson et des frites qui s&#8217;attarde sur nos l\u00e8vres et le bout de nos doigts.<\/p>\n<p>La nouvelle qu&#8217;un navire \u00e9tranger avait dormi dans la baie de Skull s&#8217;est rapidement r\u00e9pandue&#8230; comme c&#8217;est g\u00e9n\u00e9ralement le cas dans les petites villes. Alors que le soleil se levait pour r\u00e9v\u00e9ler une fois de plus le d\u00e9cor saisissant qui nous avait accueillis, un d\u00e9fil\u00e9 permanent de curieux locaux flottant sur leurs divers navires se sont succ\u00e9d\u00e9s pour d\u00e9couvrir le nouveau venu bizarre de la baie. Des canots pneumatiques, des bateaux de p\u00eache, des voiliers&#8230; nous avons \u00e9t\u00e9 salu\u00e9s par des visages enjou\u00e9s, des appareils photo et des vagues de main amicales. &#8220;Les bateaux sont tout \u00e0 fait opportuns pour pratiquer la distanciation sociale&#8221;, me suis-je dit. &#8220;On pourrait faire le tour du monde et peu importe d&#8217;o\u00f9 l&#8217;on vient, tant que l&#8217;on reste sur sa maison flottante, on est re\u00e7u, oui avec de la distance, mais avec un sourire accueillant !&#8230;Peut-\u00eatre que cela deviendra la nouvelle m\u00e9thode de voyage d\u2019un futur proche ?&#8221;. Alors que ce genre de pens\u00e9es amusantes mais distrayantes me trottent dans la t\u00eate et m&#8217;emp\u00eachent de travailler, par la fen\u00eatre, je vois un canot qui ralentit et trois hommes \u00e9changent quelques mots avec celui qui est sur le pont. Quelques minutes plus tard, Etienne redescend dans la salle de conf\u00e9rence o\u00f9 j&#8217;essaie de me concentrer avec un regard satisfait : &#8220;Mike ces gars te connaissent&#8221; dit-il, &#8220;ils reviendront dans une heure environ avec une caisse pleine de fish and chips pour nous !&#8221;<\/p>\n<p>Chapeaux aux hommes sympathiques qui nous ont donn\u00e9 les plus d\u00e9licieux fish and chips et \u00e0 L&#8217;Escale pour les avoir pr\u00e9par\u00e9s avec tant d&#8217;amour.<\/p>\n<p>Nous pourrions maintenant quitter l&#8217;Irlande en paix et poursuivre notre voyage vers le nord !<\/p>\n<p>Il s&#8217;av\u00e8re que l&#8217;Irlande est un grand pays. Nous avons quitt\u00e9 Skull le vendredi 10 juillet et plus de 24 heures plus tard, nous naviguions toujours vers le nord le long de ses c\u00f4tes occidentales. Je pr\u00e9f\u00e8re assez souvent la navigation c\u00f4ti\u00e8re \u00e0 la navigation en haute mer. C&#8217;est rassurant d&#8217;avoir la terre comme point de r\u00e9f\u00e9rence et d&#8217;admirer les panoramas qui se d\u00e9roulent devant vous alors que vous progressez dans les eaux littorales plus calmes. Mais il est inutile de partager ce genre d&#8217;informations \u00e0 voix haute car je pourrais d\u00e9j\u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 Paps : &#8220;Oui ! mais la navigation c\u00f4ti\u00e8re n&#8217;est pas un d\u00e9fi suffisant ! Pourquoi sommes-nous ici ? La navigation de plaisance ou une VRAIE aventure ?! Il est tellement pr\u00e9visible&#8230; passez assez de temps \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s et vous ne perdrez jamais votre temps \u00e0 vous plaindre ou \u00e0 souhaiter autre chose que ce que nous avons ici et maintenant dans le moment pr\u00e9sent, je l&#8217;aime pour cela&#8230; et alors que nous avons lentement mais s\u00fbrement perdu de vue le dernier petit bout de terre derri\u00e8re nous et que nous nous sommes fray\u00e9 un chemin tout droit dans les \u00e9tendues ouvertes de l&#8217;Atlantique, je pourrais jurer que c&#8217;est un sourire malicieux que j&#8217;ai rep\u00e9r\u00e9 sur son visage.<\/p>\n<p>C&#8217;est dans des cas comme celui-ci, lorsque l&#8217;on voyage avec Paps, que tout a un sens. Des choses aussi simples que de perdre de vue le rivage, de r\u00e9veiller quelque chose en lui et il faudrait \u00eatre aveugle pour ne pas le remarquer. C&#8217;est une personne compl\u00e8tement diff\u00e9rente quand il met sa casquette d&#8217;aventurier. C&#8217;est comme si la flamme de l&#8217;explorateur passionn\u00e9 s&#8217;allumait soudain en lui. Il s&#8217;agite et se laisse envahir par l&#8217;excitation ; il est \u00e9vident qu&#8217;il ne peut pas attendre tout ce qui est encore \u00e0 venir. Il serait impossible de tuer ses vibrations, m\u00eame si l&#8217;on voulait vraiment essayer. C&#8217;est quelque chose de plus fort que lui, une force int\u00e9rieure, ou peut-\u00eatre un 6\u00e8me sens. \u00c0 bien y penser, c&#8217;est en fait une v\u00e9ritable b\u00e9n\u00e9diction d&#8217;\u00eatre t\u00e9moin du v\u00e9ritable bonheur d&#8217;un \u00eatre cher, et d&#8217;en faire partie, peu importe \u00e0 quel point on voudrait essayer ! Et chaque jour, je me rappelle la chance que j&#8217;ai de partager l&#8217;amour de Paps pour l&#8217;inconnu et de me lancer dans des aventures incroyables avec lui et Jess, avec notre m\u00e8re ange qui nous suit de pr\u00e8s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Mais assez parl\u00e9 des philosophies de notre famille et du d\u00e9versement de mon abondante gratitude&#8230; du moins pour l&#8217;instant, car je suis s\u00fbr que j&#8217;y reviendrai tout au long de notre voyage dans le nord. Maintenant, laissez-moi vous parler un peu des pr\u00e9cieuses personnes qui travaillent \u00e0 bord&#8230; Vous avez peut-\u00eatre d\u00e9j\u00e0 entendu parler de Bernard, Jacek et Laure par le biais de pr\u00e9c\u00e9dents articles de blog ou de vid\u00e9os YouTube, mais ils m\u00e9ritent certainement une autre introduction.<\/p>\n<p>Bernard Stamm, alias le capitaine de Pangaea. L&#8217;amiti\u00e9 de Bernard avec Paps a commenc\u00e9 il y a de nombreuses ann\u00e9es, vers 1998 selon eux. Ils commencent tous deux \u00e0 vieillir et semblent avoir perdu le compte des ann\u00e9es&#8230; Ils se sont rencontr\u00e9s par l&#8217;interm\u00e9diaire d&#8217;un ami commun, mais pas n&#8217;importe lequel. Un homme avec une poche profonde, mais au-del\u00e0 de cela, un c\u0153ur \u00e9norme. Il s&#8217;appelait Marco. C&#8217;est gr\u00e2ce \u00e0 lui, \u00e0 sa g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 et \u00e0 sa confiance en de jeunes intr\u00e9pides aux moyens modestes comme Paps et Bernard, qu&#8217;ils ont pu r\u00e9aliser leurs r\u00eaves les plus fous&#8230; et c&#8217;est par Marco que les chemins de Paps et de Bernard se sont crois\u00e9s pour la premi\u00e8re fois et depuis lors, leurs chemins intr\u00e9pides ne se sont jamais \u00e9loign\u00e9s l&#8217;un de l&#8217;autre.<\/p>\n<p>Un des \u00e9v\u00e9nements qui a renforc\u00e9 les liens de leur amiti\u00e9 a eu lieu en 2003 lors de l&#8217;exp\u00e9dition Arktos de Paps autour du monde en suivant le cercle arctique. Paps avait demand\u00e9 \u00e0 Bernard une \u00e9norme faveur&#8230; le genre de faveur \u00e0 laquelle on ne peut pas vraiment dire non car le succ\u00e8s de l&#8217;exp\u00e9dition de son copain en d\u00e9pendait. Il avait besoin de quelqu&#8217;un de bien exp\u00e9riment\u00e9, mais assez fou pour faire naviguer son trimaran de Kirkenes en Norv\u00e8ge \u00e0 travers la mer de Barents et la mer Blanche, passer les fr\u00e9gates russes et atteindre Topseda en Sib\u00e9rie. Cela permettrait \u00e0 Paps de poursuivre son aventure autour du globe sans autres contretemps ou interruptions. De toute \u00e9vidence, Bernard n&#8217;a m\u00eame pas eu besoin de temps pour r\u00e9fl\u00e9chir. Il a saut\u00e9 sur l&#8217;occasion, comme je saute sur une fourn\u00e9e de biscuits aux p\u00e9pites de chocolat frais. Je me demande s&#8217;il savait vraiment pour quoi il s&#8217;engageait, mais quand je les entends parler de cette aventure et que je vois leurs visages s&#8217;illuminer en racontant les histoires, cela a d\u00fb \u00eatre une sacr\u00e9e aventure \u00e9pique.<\/p>\n<p>Et puis il y a Jacek, alias l&#8217;ing\u00e9nieur de Pangaea. Pour pr\u00e9senter Jacek, c&#8217;est aussi simple que cela : sans Jacek, le bateau ne bouge pas. Il fait partie du mobilier depuis plus de 10 ans et conna\u00eet les tenants et aboutissants de Pangaea comme personne d&#8217;autre. La salle des machines est sans aucun doute l&#8217;endroit o\u00f9 il passe le plus de temps. Je ne pourrais pas vous dire exactement ce qu&#8217;il y fait, mais il refait toujours surface avec d&#8217;\u00e9paisses traces noires macul\u00e9es partout (\u00e0 la grande consternation de Laure d&#8217;ailleurs, vous comprendrez pourquoi dans un instant). Jacek ne parle pas beaucoup, c&#8217;est un polonais tranquille, la cinquantaine, qui aime beaucoup fumer ses cigarettes. Son parcours de vie est loin d&#8217;\u00eatre banal. Il avait l&#8217;habitude de skier pour son pays avant d&#8217;\u00e9chapper au service militaire polonais en d\u00e9sertant vers la Hollande. Plus tard, il s&#8217;est retrouv\u00e9 dans le commerce d&#8217;antiquit\u00e9s \u00e0 Hambourg, en Allemagne, et a finalement trouv\u00e9 un emploi sur un chantier dans les Alpes suisses&#8230; et vous l&#8217;avez devin\u00e9, c&#8217;est l\u00e0 qu&#8217;il a rencontr\u00e9 Paps, en 1997. Ils sont devenus copains instantan\u00e9ment et ont rarement pass\u00e9 du temps s\u00e9par\u00e9s depuis. On peut dire que Paps fait confiance \u00e0 Jacek pour sa vie.<\/p>\n<p>Et enfin, il y a Laure, alias l&#8217;aide-soignante de Pangaea. La meilleure fa\u00e7on de la pr\u00e9senter serait : sans elle, le bateau serait un d\u00e9sastre total! Le r\u00e9frig\u00e9rateur serait toujours vide, les ventres toujours vides et les taches sombres de Jacek s&#8217;\u00e9tendraient non seulement \u00e0 son visage et \u00e0 ses v\u00eatements, mais aussi au reste du bateau. Vous voyez ce que je veux dire maintenant ? C&#8217;est une poche pleine de soleil, une Frenchie p\u00e9tillante dans la trentaine. Jacek l&#8217;a attir\u00e9e en 2013 apr\u00e8s leur rencontre dans un pub alpin, elle \u00e9tait g\u00e9rante de restaurant \u00e0 la recherche d&#8217;une aventure et depuis, elle est une v\u00e9ritable b\u00e9n\u00e9diction pour le bateau.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>13 juillet, 23:50<\/strong><\/p>\n<p>Je viens de me r\u00e9veiller pour ma garde de minuit. &#8220;C&#8217;\u00e9tait un r\u00e9veil facile&#8221; ca a \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re pens\u00e9e qui m&#8217;est venue \u00e0 l&#8217;esprit lorsque j&#8217;ai ouvert les yeux. &#8220;&#8230;pour une fois ! Peut-\u00eatre que je me mets lentement dans le rythme des choses et que je m&#8217;adapte aux courtes heures de sommeil du marin !&#8221; Je saute de ma couchette du haut et comme d&#8217;habitude, je fais de mon mieux pour ne pas tomber sur le joli visage de Jess en descendant. Succ\u00e8s de la mission ! J&#8217;ai mis une polaire chaude, pris mon t\u00e9l\u00e9phone, mes \u00e9couteurs et ma bouteille d&#8217;eau&#8230; l&#8217;essentiel que j&#8217;ai toujours avec moi, moins mon livre &#8211; parce qu&#8217;il n&#8217;est pas facile de lire dans le noir pendant mon quart de nuit. L&#8217;obscurit\u00e9&#8230; attendez, o\u00f9 est l&#8217;obscurit\u00e9 ? Je monte les deux marches qui m\u00e8nent de notre chambre \u00e0 la salle de conf\u00e9rence et je regarde autour de moi dans la confusion&#8230; quelque chose ne va pas. Je passe devant les ronfleurs de la salle de conf\u00e9rence (oui, Etienne et Lisa ont fait de notre espace commun leur lit et c&#8217;est compr\u00e9hensible, donc&#8230; j&#8217;y reviendrai plus tard). Je passe la symphonie de ronflements dans la partie arri\u00e8re du bateau, je monte encore quelques marches et j&#8217;arrive \u00e0 la destination finale de mon trajet quotidien : la maison du pilote. Je sors sur le pont pour prendre une bouff\u00e9e d&#8217;air frais afin d&#8217;aider au processus de r\u00e9veil, et c&#8217;est l\u00e0 que \u00e7a me frappe ! Le soleil ne s&#8217;est pas encore couch\u00e9, ou alors il se l\u00e8ve d\u00e9j\u00e0 ! Alors que je profite de la fra\u00eecheur de l&#8217;air, je ne peux m&#8217;emp\u00eacher d&#8217;admirer les tons du coucher de soleil qui illuminent le ciel \u00e0 l&#8217;horizon. L&#8217;oc\u00e9an est lisse, plus lisse que je ne l&#8217;ai jamais vu au cours de ce voyage. Il ressemble presque \u00e0 la nappe de p\u00e9trole. &#8220;C&#8217;est pourquoi le r\u00e9veil a \u00e9t\u00e9 si facile&#8221;, je me suis dit, &#8220;la lumi\u00e8re du jour \u00e9tait l\u00e0 pour m&#8217;aider !&#8221; Excit\u00e9 par cette nouvelle d\u00e9couverte, je rentre dans la maison pilote pour relever Paps de ses fonctions de veille. Alors que je commence \u00e0 remplir le journal de bord de 00:00, Paps me dit &#8220;regarde un dauphin !&#8221;. En effet, un couple d&#8217;entre eux dansait de fa\u00e7on ludique autour de la coque du bateau sous le soleil de minuit&#8230; quel spectacle \u00e0 voir ! Coll\u00e9 \u00e0 la fen\u00eatre, je regardais l&#8217;eau dor\u00e9e et lisse et j&#8217;admirais le spectacle. &#8220;Bon, je vais me coucher&#8221; a dit Paps, et en quittant la maison pilote, il a ajout\u00e9 &#8220;Et au fait, bonne nouvelle ! Nous devrions arriver en Islande \u00e0 6 heures du matin&#8221;.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em><strong>Annika Horn<\/strong><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<hr \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Annika\u2019s Blog Entry 2 (sail from Ireland towards Iceland)<\/strong><br \/>\n<strong>11th &#8211; 13th of July<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>We left Ireland on an absolute high: well rested after a good night\u2019s sleep and with the taste of fish and chips lingering on our lips and fingertips.<\/p>\n<p>News that a foreign vessel had slept in the bay of Skull spread quickly\u2026as things usually do in small towns. As the sun rose to reveal yet again the striking decor we had been greeted with, an ongoing parade of curious locals floating about on their diverse vessels each took their turn at checking out the bay\u2019s bizarre newcomer. Dinghies, fishing boats, sailing yachts&#8230;we were saluted with cheerful faces, snapping cameras and friendly hand waves. \u201cBoats are quite opportune to practice social distancing\u201d I remember thinking to myself. \u201cOne could voyage around the globe and no matter where you\u2019d come from, so long as you remain on your floating home, you will be received, yes with distance, but with a welcoming smile!&#8230;Maybe this will become the near future\u2019s new traveling method?\u201d. As these types of amusing yet distracting thoughts run around my head and prevent me from getting any work done, through the window, I spot a dinghy slow down and three men exchange a couple words with whoever\u2019s out on deck. Minutes later, Etienne comes back down into the conference room where I\u2019m trying to focus with a satisfied look on his face: \u201cMike those guys know you\u201d he said, \u201cthey\u2019ll be coming back in an hour or so with a crate full of fish and chips for us!\u201d<\/p>\n<p>Big shout out to the friendly men that fed us the most delicious fish and chips and to L\u2019Escale for preparing them with so much love.<\/p>\n<p>We could now leave Ireland in peace and pursue our journey up north!<\/p>\n<p>Turns out, Ireland is a large country. We left Skull on Friday 10th of July and over 24 hours later we were still sailing northwards along its western shoreline. I prefer coastal sailing a fair amount more than open water sailing. It\u2019s reassuring to have land as a reference point and to admire the panoramas unroll before you as you make progress in the calmer littoral waters. But no point sharing that type of information out loud because I could already Paps\u2019 response: \u201cYes! But coastal navigation is not enough of a challenge! What are we here for? Pleasure cruising or a REAL adventure?!\u201d He\u2019s so predictable\u2026spend enough time by his side and you\u2019ll never waste your time complaining or wishing for something else than what we have here and now in the present moment, I love him for that\u2026and as we slowly but surely lost sight of the last wee bit of land behind us and made our way straight into the open stretches of the Atlantic, I could swear that was a mischievous smile I spotted on his face.<\/p>\n<p>It is instances like these, when traveling with Paps, that everything makes sense. Things as simple as losing sight of shore, awake something within him and one would have to be blind not to notice it. He\u2019s an entirely different person when he throws on that adventure cap of his. It\u2019s as if the flame of the passionate explorer suddenly lights up inside him. He becomes restless and overcome with excitement; he clearly can\u2019t wait for all that\u2019s yet to come. It would be impossible to kill his vibe, no matter how hard one would want to try. It\u2019s something stronger than him, an inner force, or perhaps a 6th sense. Come to think of it, it\u2019s actually a true blessing to witness a loved one\u2019s genuine happiness, and to be a part no matter how hard one would want to try, of it! And every day I remind myself of how lucky I am to share Paps\u2019 love for the unknown and to embark on incredible adventures with him and Jess, with our angel mother following us closely.<\/p>\n<p>But enough of our family\u2019s philosophies and the spilling out of my abundant gratitude\u2026at least for now, as I\u2019m sure I\u2019ll get back to it throughout our northern voyage. Now let me tell you a little about the precious people who work onboard&#8230;You might have already heard of Bernard, Jacek and Laure from previous blog posts or YouTube videos, but they definitely deserve another intro.<\/p>\n<p>Bernard Stamm, aka Pangaea\u2019s Captain. Bernard\u2019s friendship with Paps started many years ago, sometime around 1998 they believe. They\u2019re both starting to get old and seem to have lost count of the years\u2026They met through a friend a common, but not just any friend. A man with a deep pocket, but above that, an enormous heart. His name was Marco. It was thanks to him, his generosity and belief in young intrepid fellows with modest means like Paps and Bernard, that they got a decent shot at chasing their wildest dreams\u2026and it was via Marco that Paps and Bernard\u2019s paths first crossed and since then their intrepid paths never moved very far apart.<\/p>\n<p>One of the events that strengthened the bonds of their friendship took place in 2003 during Paps\u2019 Arktos expedition around the world following the Arctic circle. Paps had asked Bernard for a massive favour\u2026the type of favour you can\u2019t really say no to because the success of his buddy\u2019s expedition depended on it. He needed someone well experienced, yet crazy enough to sail his trimaran from Kirkenes in Norway across the Barents and White seas, passed the Russian frigates and into Topseda in Siberia. This would allow Paps to pursue his venture around the globe without further hiccups or interruptions. Obviously, Bernard didn\u2019t even need time to think. He jumped on the occasion, the way I jump on a fresh batch of chocolate chip cookies. I wonder if he really knew what he was signing up for, but when I hear the pair of them talk of this adventure and watch their faces light up as they recount the stories, it must have been one heck of an epic ride.<\/p>\n<p>Then there\u2019s Jacek, aka Pangaea\u2019s Engineer. To introduce Jacek, it\u2019s as simple as this: without Jacek, the boat doesn\u2019t move. He\u2019s been a part of the furniture for over 10 years and knows the ins and outs of Pangaea like no other. The engine room is undoubtably where he spends most of his time. I couldn\u2019t tell you exactly what he does in there, but he always resurfaces with thick black traces smudged all over him (much to Laure\u2019s dismay by the way, you\u2019ll understand why in a bit). Jacek doesn\u2019t speak much, he\u2019s a quiet polish guy in his mid-50s that thoroughly enjoys smoking his cigarettes. His lifepath is far from banal. He used to ski for his country before escaping the Polish military service by deserting to Holland. Later, he ended up in the antique\u2019s business Hamburg, Germany and eventually got a job on a construction site in the Swiss Alps&#8230;and you guessed it, that\u2019s where he met Paps, back in 1997. They became buddies instantly and have rarely spent time apart since. You can tell Paps\u2019 trusts Jacek with his life.<\/p>\n<p>And last but not least, there\u2019s Laure, aka Pangaea\u2019s Caregiver. The best way to introduce her would be: without her, the boat would be a complete and utter mess! The fridge would always be empty, bellies always empty and Jacek\u2019s dark smudges would extend not only to his face and clothing, but to the rest of the boat. You see what I mean now? She\u2019s a pocket full of sunshine, a bubbly Frenchie in her mid-30s. Jacek lured her in 2013 after they met in an Alpine pub, she was a restaurant manager in search for an adventure and she\u2019s been a true blessing to the boat ever since.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>13th of July, 23:50<\/strong><\/p>\n<p>I just woke up for my midnight watch. \u201cThat was an easy wake up\u201d was the first thought that popped into my mind as I opened my eyes. \u201c&#8230;for once! Maybe I\u2019m slowly getting in the swing of things and adapting to the sailor\u2019s short sleeps!\u201d I hop out of my top bunk and as usual try my best not to fall on Jess\u2019 pretty face on the way down. Mission success! I put on a warm fleece, grab my phone, earphones and water bottle&#8230;the essentials I always carry around with me, minus my book &#8211; because it isn\u2019t easy to read in the dark during my midnight shift. The dark\u2026wait, where is the dark? I climb up the couple of steps that lead from our room to the conference room and look around in confusion&#8230;something\u2019s off. I pass the conference room snorers (yes, Etienne and Lisa have made our common space their beds and understandably so&#8230;I\u2019ll get back to this later). I pass the snoring symphony into the back part of the boat, climb another couple of stairs and arrive at my daily commute\u2019s final destination: the pilot house. I step outside on deck to take a breath of fresh air to help with the wake-up process, and that\u2019s when hits me! The sun hasn\u2019t set, or is it already rising?! As I take in the freshness of the air, I can\u2019t help but admire the sunset tones lighting up the sky on the horizon. The ocean is smooth, smoother than I\u2019ve ever seen it on this trip. It almost resembles the slickness of oil. \u201cThat\u2019s why the wake up was so easy\u201d I thought, \u201cthe day light was there to help me!\u201d Excited by this new discovery, I make my way back in the pilot house to relieve Paps from his watch duties. Just as I start filling in the 00:00 logbook, Paps says \u201clook a dolphin!\u201d. Indeed, a couple of them were playfully dancing around the hull of the boat in the midnight sun&#8230;what a sight to see! Glued to the window, I stared out at the smooth golden water and admired the show. \u201cOkay well I\u2019m off to bed!\u201d said Paps, and as he left the pilot house he added \u201cAnd by the way, good news! We should be arriving in Iceland by 6am.\u201d<\/p>\n<p><strong><em>Annika Horn<\/em><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Entr\u00e9e 2 du blog d&#8217;Annika (naviguer d&#8217;Irlande vers l&#8217;Islande) 11 &#8211; 13 juillet &nbsp; Nous avons quitt\u00e9 l&#8217;Irlande sur un coup de t\u00eate : bien repos\u00e9s apr\u00e8s une bonne nuit de sommeil et avec le go\u00fbt du poisson et des frites qui s&#8217;attarde sur nos l\u00e8vres et le bout de nos doigts. 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