{"id":19258,"date":"2020-07-10T14:28:10","date_gmt":"2020-07-10T14:28:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.mikehorn.com\/?p=19258"},"modified":"2020-08-25T14:00:33","modified_gmt":"2020-08-25T14:00:33","slug":"10-07-20-brest-skull","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.mikehorn.com\/en\/10-07-20-brest-skull\/","title":{"rendered":"10.07.20 &#8211; BREST &#8211; SKULL"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p>C&#8217;est l&#8217;heure du premier blog de cette aventure !<\/p>\n<p>Il y a deux jours, au matin du mercredi 8 juillet, nous avons enfin quitt\u00e9 le port de Brest en France et mis le cap sur l&#8217;Arctique. L&#8217;Arctique ! !! Nous partons \u00e0 la d\u00e9couverte de la pittoresque c\u00f4te est du Groenland et du Svalbard, l&#8217;archipel habit\u00e9 le plus septentrional du monde, pendant les interminables journ\u00e9es d&#8217;\u00e9t\u00e9 du grand nord ! Mais d&#8217;abord, nous devons nous y rendre. Une navigation semi-atlantique de 7 jours nous attend&#8230; et la navigation en eaux libres n&#8217;est jamais une t\u00e2che facile ; tant pour l&#8217;esprit que pour le corps. Mais c&#8217;est ainsi que les choses fonctionnent dans la famille Horn : si vous voulez profiter de la r\u00e9compense \u00e0 la fin du voyage, vous devez d&#8217;abord souffrir un peu pour la m\u00e9riter ;)\u2028\u2028Le soleil n&#8217;\u00e9tait pas au rendez-vous ce matin-l\u00e0, ce qui ne m&#8217;\u00e9tonne pas vraiment pour Brest. A chaque visite, nous avons \u00e9t\u00e9 accueillis par du vent et du gris. Mais cela n&#8217;enl\u00e8ve rien au charme de cette ville maritime. Le temps rude est le reflet des gens qui y vivent&#8230; des marins passionn\u00e9s qui ont le go\u00fbt de l&#8217;aventure : la maison des durs, dit-on.<\/p>\n<p>Quoi qu&#8217;il en soit, qui a besoin de soleil pour vous voir partir alors qu&#8217;\u00e0 la place, vous pouvez \u00eatre embrass\u00e9 par la chaleur d&#8217;une foule qui vous fait signe avant de partir et vous souhaite de voyager en toute s\u00e9curit\u00e9 depuis le quai ! Pr\u00e8s de 100 personnes r\u00e9unies et blotties sur la plus grande jet\u00e9e du port du ch\u00e2teau de Brest pour observer le lancement du voilier Pang\u00e9e dans l&#8217;Atlantique. Bien que le fait d&#8217;avoir autant de paires d&#8217;yeux qui vous fixent vous donne un peu l&#8217;impression d&#8217;\u00eatre un animal de zoo, vous ne pouvez pas vous emp\u00eacher d&#8217;\u00e9prouver un immense respect pour ces avides adeptes de tous les horizons et de tous les \u00e2ges qui se sont donn\u00e9 du mal un mercredi matin pour partager l&#8217;intensit\u00e9 du moment.\u2028\u2028L&#8217;un de ces avides adeptes a d&#8217;ailleurs saisi mon intention : un gar\u00e7on de 18 ans se tenant sur le quai en tenue de cycliste, admirant Paps avec des yeux r\u00eaveurs&#8230; Je me suis demand\u00e9 ce qu&#8217;il faisait l\u00e0 en bas sur le quai, alors que tous les autres se tenaient l\u00e0-haut sur la jet\u00e9e&#8230; et je ne sais toujours pas comment il est arriv\u00e9 l\u00e0, mais j&#8217;ai une id\u00e9e assez s\u00fbre de ce qui l&#8217;a amen\u00e9 l\u00e0 : sa passion et sa d\u00e9termination. Il s&#8217;av\u00e8re que ce gamin, avait appris aux nouvelles que Mike quittait Brest ce matin-l\u00e0, alors il s&#8217;est r\u00e9veill\u00e9 \u00e0 3 heures du matin et a fait plus de 100 km \u00e0 v\u00e9lo pour venir nous dire au revoir. Mais comme il \u00e9tait un peu en retard et qu&#8217;il ne voulait pas manquer le d\u00e9part de 9 heures, il a attach\u00e9 son v\u00e9lo et a fait du stop pour faire les 30 derniers kilom\u00e8tres de son voyage jusqu&#8217;au port de Brest&#8230; difficile de ne pas se sentir \u00e9mu par une histoire comme celle-ci ; surtout quand on pense que c&#8217;est totalement quelque chose que Paps aurait fait.<\/p>\n<p>Je dois avouer que \u00e7a fait un peu bizarre de partir pour une terre lointaine. Apr\u00e8s des mois de confinement encourag\u00e9, de restrictions de voyage et de craintes d&#8217;une seconde vague imminente, rester \u00e0 la maison est en quelque sorte devenu notre nouvelle normalit\u00e9 ; m\u00eame pour nous, une famille agit\u00e9e incapable de ralentir le rythme et de rester au m\u00eame endroit. Ainsi, lorsque nous quittons le port et que nous nous dirigeons vers l&#8217;Atlantique, nous avons presque l&#8217;impression d&#8217;\u00eatre de vieux explorateurs t\u00eatus : nous ne comptons sur personne d&#8217;autre que nous pour partir vers l&#8217;inconnu.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re journ\u00e9e de navigation a \u00e9t\u00e9 intense, les premiers jours le sont g\u00e9n\u00e9ralement&#8230; mais cette fois-ci, cela semble un peu plus difficile que les pr\u00e9c\u00e9dentes. C&#8217;\u00e9tait probablement d\u00fb \u00e0 la forte odeur de diesel qui envahissait le bateau alors que nous prenions la mer. Nous venions juste de quitter la terre ferme, mais quelque chose n&#8217;allait manifestement pas. Il n&#8217;est pas inhabituel de sentir un peu de diesel ici et l\u00e0 lorsque les moteurs commencent \u00e0 tourner, mais cela ne m&#8217;avait jamais d\u00e9rang\u00e9 \u00e0 ce point. Les vapeurs enivrantes nous faisaient tourner la t\u00eate et nos estomacs se retournaient ou \u00e9tait-ce les vagues ! La mer n&#8217;\u00e9tait pas agit\u00e9e, mais en m\u00eame temps, elle \u00e9tait loin d&#8217;\u00eatre calme. Les vents soufflaient du nord-ouest, poussant Pangaea sur son c\u00f4t\u00e9 tribord&#8230;youpi pour ceux qui ont une couchette \u00e0 b\u00e2bord&#8230;ou pas. Il n&#8217;a pas fallu longtemps pour qu&#8217;un objet se d\u00e9tache, ou une personne d&#8217;ailleurs, se balance de gauche \u00e0 droite. J&#8217;ai r\u00e9ussi \u00e0 trouver un moyen d&#8217;accrocher mon bras droit dans un casier pour \u00e9viter d&#8217;\u00eatre projet\u00e9 du lit du haut sur le sol&#8230;bien que l\u00e9g\u00e8rement douloureuse, cette m\u00e9thode a \u00e9t\u00e9 un succ\u00e8s, j&#8217;ai r\u00e9ussi \u00e0 rester coll\u00e9 \u00e0 mon lit toute la nuit. On ne peut pas en dire autant de Jess, qui avait tir\u00e9 sur la couchette du bas et qui n&#8217;a donc pas craint la chute autant que moi&#8230; mais peut-\u00eatre aurait-elle d\u00fb, le lendemain matin au lever du soleil, je n&#8217;ai trouv\u00e9 que son matelas et ses draps en d\u00e9sordre \u00e9tal\u00e9s de fa\u00e7on chaotique sur le sol, ce qui a d\u00fb \u00eatre une chute difficile \u00e0 r\u00e9veiller.<\/p>\n<p>C&#8217;est \u00e9trange de voir comment l&#8217;oc\u00e9an vous berce pour vous endormir, ou peut-\u00eatre serait-il plus juste de dire : &#8220;comment l&#8217;oc\u00e9an vous assomme pour dormir&#8221;. Il est presque impossible de rester alerte et \u00e9veill\u00e9. Peu importe les efforts que vous d\u00e9ployez pour rester concentr\u00e9 sur l&#8217;horizon et pr\u00eater attention aux dispositifs du bateau pendant votre quart de travail, vous ne pouvez pas vous emp\u00eacher de vous assoupir&#8230; Bien s\u00fbr, on ne peut pas en dire autant des experts \u00e0 bord. Alors que la majorit\u00e9 d&#8217;entre nous, marins amateurs, luttons contre la somnolence dans une position verticale constante, Mike, Bernard, Laure et Jacek sont sur la route, sifflant joyeusement au son de la brise de l&#8217;oc\u00e9an. Le Quattro m\u00e9rite sans aucun doute leur pied marin apr\u00e8s avoir perdu de vue le nombre de milles marins qu&#8217;ils ont parcourus au cours de d\u00e9cennies de navigation et de travail sur des bateaux.<\/p>\n<p>On dit que le mal de mer s&#8217;att\u00e9nue avec l&#8217;exp\u00e9rience&#8230; ou alors, et \u00e0 mon avis, c&#8217;est plus exactement ce \u00e0 quoi on s&#8217;habitue. Apr\u00e8s quelques jours d&#8217;incessants allers-retours, de gauche \u00e0 droite &#8211; ou de balancement comme aime \u00e0 le dire Paps &#8211; on s&#8217;habitue \u00e0 se sentir fatigu\u00e9 et somnolent et on n&#8217;a pas d&#8217;autre choix que de s&#8217;adapter \u00e0 ce nouveau mode de vie. Cela dit, cela en vaut toujours la peine au final. Parce qu&#8217;\u00e0 chaque fois que l&#8217;on quitte un endroit familier pour d\u00e9couvrir un nouvel endroit, on sait qu&#8217;on est parti pour une aventure qui va changer notre vie&#8230; et c&#8217;est pourquoi nous faisons ce que nous faisons et continuons \u00e0 le faire : parce que nous vivons pour le frisson de l&#8217;aventure et que nous aspirons \u00e0 l&#8217;inconnu.<\/p>\n<p>Environ 30 heures apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 la c\u00f4te bretonne et navigu\u00e9 vers le nord en pleine mer, nous avons rep\u00e9r\u00e9 notre premi\u00e8re terre : L&#8217;Irlande nous attendait fi\u00e8rement \u00e0 l&#8217;horizon. Bien que le voyage ne fasse que commencer et que nous nous soyons tous pr\u00e9par\u00e9s pour une navigation directe de 7 jours vers le Groenland, nous \u00e9tions tous ravis de voir la terre&#8230; on peut dire que le sentiment de joie \u00e9tait sans aucun doute renforc\u00e9 par le d\u00e9part difficile dont nous, les marins amateurs, avions tous souffert. Paps a donc d\u00e9cid\u00e9 de c\u00e9der \u00e0 notre excitation et nous nous sommes approch\u00e9s de l&#8217;Irlande jusqu&#8217;\u00e0 ce que nous trouvions une petite baie confortable dans laquelle nous pourrions nous abriter pour la nuit. Tout ce qu&#8217;on dit sur la beaut\u00e9 des c\u00f4tes irlandaises est vrai&#8230; les paysages \u00e9taient absolument \u00e9poustouflants. Alors que nous naviguions vers la terre ferme, nous avons \u00e9t\u00e9 accueillis par le phare le plus spectaculaire que j&#8217;ai jamais vu. Situ\u00e9 sur un petit \u00eelot d&#8217;argile et d&#8217;ardoise qui porte le nom de Fastnet, ce phare se trouve \u00e0 l&#8217;endroit le plus au sud de l&#8217;Irlande. Nous avons tous saut\u00e9 sur le pont pour admirer la tour qui passait&#8230; c&#8217;\u00e9tait impressionnant. Alors que les vagues s&#8217;\u00e9crasaient majestueusement contre le rocher sombre qui \u00e9mergeait, Paps nous a expliqu\u00e9 que dans des conditions m\u00e9t\u00e9orologiques difficiles, les vagues pouvaient atteindre le sommet du phare&#8230; On peut dire sans risque de se tromper que nous sommes tous rest\u00e9s l\u00e0, tranquilles, rassur\u00e9s \u00e0 l&#8217;id\u00e9e de ne pas nous retrouver dans ce genre de conditions m\u00e9t\u00e9orologiques difficiles&#8230; Paps a vraiment un don pour rationaliser.<\/p>\n<p>Alors que nous avancions dans la baie, les collines verdoyantes et les falaises d\u00e9coup\u00e9es brossaient le tableau exact que l&#8217;on pouvait imaginer de l&#8217;Irlande. Une par une, de jolies petites maisons ont fait leur apparition derri\u00e8re les arbres luxuriants qui recouvraient les champs parfaits de la c\u00f4te, jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;un groupe de points blancs soit rep\u00e9r\u00e9 au loin : la ville de Skull. Les bouches pleines d&#8217;eau \u00e0 l&#8217;id\u00e9e de sauter sur la terre ferme pour remplir nos ventres vides d&#8217;une bonne dose de poisson et de frites, apr\u00e8s la lutte acharn\u00e9e pour arriver jusqu&#8217;ici, nous avons choisi de jouer la carte de la sagesse et de rester \u00e0 bord pour \u00e9viter de provoquer un chaos li\u00e9 au coronaire et nous avons plut\u00f4t appel\u00e9 \u00e7a une journ\u00e9e. Nous nous sommes tous r\u00e9jouis d&#8217;une bonne nuit de sommeil dans les eaux calmes de la baie, sans avoir \u00e0 crocheter les bras dans les cageots ou \u00e0 nous envoler des lits superpos\u00e9s&#8230;<\/p>\n<p>Annika Horn<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<hr \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Time for this adventure\u2019s first blog!<\/p>\n<p>Two days ago, on the morning of Wednesday 8th of July, we finally left the port of Brest in France and set sail towards the Arctic. The Arctic!!! Off we go to discover the picturesque east coast of Greenland and the world\u2019s northernmost inhabited archipelago of Svalbard during the great north\u2019s endless summer days! But first, we need to get there. A 7-day semi-trans-Atlantic sail awaits us\u2026and open water navigation is never an easy task; both for the mind and the body. But that\u2019s how things work in the Horn family: if you want to enjoy the reward at the end of the journey, you first have to suffer a little to deserve it ;)\u2028\u2028The sun wasn\u2019t out to see us off that morning, which doesn\u2019t really surprise me for Brest. Each time we\u2019ve visited, we were greeted with wind and grey. But this doesn\u2019t take away from the charm of this maritime city. The rugged weather is a reflection of the people who live there\u2026passionate sailors with a taste for adventure: home to the tough ones they say.<\/p>\n<p>Anyways, who needs sunshine to see you off when instead you can be embraced with the warmth of a crowd waving you goodbye and wishing you safe travels from the pier?! What must have been close to a 100 people gathered and huddled up on Brest\u2019s Castle Port\u2019s largest pier to observe the launch of sailing vessel Pangaea into the Atlantic. Although having so many pairs of eyes staring at you kind of makes you feel like a zoo animal, you can\u2019t help but feel an immense amount of respect for those avid followers of all walks of lives and all ages who went out of their way on a Wednesday morning to share the intensity of the moment.\u2028\u2028One of these avid followers actually caught my intention: an 18-year old boy standing on the dock in his cycling gear, admiring Paps with dreamy eyes\u2026I wondered what he was doing there down on the dock, while everyone else was up there standing on the pier\u2026and I still don\u2019t know how he got there, but I have a pretty sure idea of what got him there: his passion and determination. Turns out this kid, had found out in the news that Mike was leaving Brest that morning, so he woke up at 3am and rode his bike over 100km to come wave us goodbye. But since he was running a little late and didn\u2019t want to miss the 9am departure, he tied up his bike and hitchhiked to catch a ride for the last 30km of his journey to the port of Brest\u2026hard not to feel moved by a story like this one; especially when you think that\u2019s totally something Paps would have done.<\/p>\n<p>I must admit, it does feel a little weird leaving for some faraway land. After months of encouraged confinement, travel restrictions and fears of imminent second waves, staying home kind of became our new normal; even for us, a restless family incapable of ever slowing down the pace and remaining in one place. So, as we leave port and head into the Atlantic, it almost feels like we\u2019re stubborn old-time explorers: not relying on anybody but ourselves to head out into the unknown.<\/p>\n<p>The first day of sailing was intense, first days usually are\u2026but this time seemed to be a bit more difficult than the previous times. It was probably due to the strong smell of diesel invading the boat as we head out to sea. We had only just left land, but something was evidentially wrong. It\u2019s nothing unusual to get a little whiff of diesel here and there when the engines start running, but it had never bothered me to such an extent. The intoxicating fumes made our heads spin and our stomachs turn or was it the waves?! The sea wasn\u2019t rough, but at the same time, it was far from calm. The winds were blowing from the northwest, pushing Pangaea onto its starboard side\u2026yippee for those with port bunks\u2026or not. It didn\u2019t take long for any loose object, or person for that matter, to swing from left to right. I managed to find a way to hook my right arm into a cubbyhole to avoid getting thrown from the top bunk onto the floor\u2026although slightly painful, this method was a success, I managed to stay glued to my bed throughout the night. The same can\u2019t be said for Jess, who had shotgun the bottom bunk and as a result didn\u2019t fear the fall as much as I did\u2026but maybe she should have, the next morning as the sun rose, I found nothing but her mattress and messy sheets spread out chaotically on the floor, that must have been a hard fall to wake-up to.<\/p>\n<p>It\u2019s weird how the ocean just rocks you to sleep, or perhaps it would be more accurate to say: \u201chow the ocean knocks you out to sleep\u201d. It\u2019s almost impossible to stay alert and awake. No matter how hard you try to stay focused on the horizon and pay attention to the boat\u2019s devices during your shift, you just can\u2019t help yourself but nod off\u2026Of course, the same can\u2019t be said for the experts on board. While the majority of us amateur sailors are fighting off the drowsiness in a constant vertical position, Mike, Bernard, Laure and Jacek are out and about, whistling joyfully to sound of the ocean breeze. The Quattro definitely deserve their sea legs after losing track of the amount of sea miles they\u2019ve covered over decades of sailing and working on boats.<\/p>\n<p>They say seasickness fades with experience\u2026alternatively, and in my opinion more accurately, it is just something you get used to. After a couple days of never-ending up and down, left and right \u2013 or rocking and rolling as Paps likes to call it \u2013 you get used to feeling tired and drowsy and you have no choice but to adapt to the new lifestyle. That being said, it\u2019s always worth it in the end. Because every time we leave somewhere familiar to discover somewhere new, you just know you\u2019re in for a life-changing adventure\u2026and that\u2019s why we do what we do and keep on doing it: because we live for the thrill of adventure and long for the unknown.<\/p>\n<p>About 30 hours after leaving the coast of Brittany behind and sailing northwards into open water, we spotted our first land: Ireland was waiting for us proudly on the horizon. Although the journey had only just began and we all had prepared ourselves for a 7-day-straight sail to Greenland, we were all overjoyed with the sight of land\u2026safe to say, the feeling of joy was undoubtably enhanced by the tough start us amateur-sailors had all suffered from. So Paps decided to give into our excitement and we approached Ireland until we found a cozy little bay to shelter ourselves in for the night. Everything they say about a beautiful coastal Ireland is true\u2026the sceneries were absolutely jaw-dropping. As we sailed in towards land, we were welcomed with the most dramatic-looking lighthouse I\u2019ve ever seen. Standing tall on a tiny clay-slate islet that goes by the name of Fastnet, this lighthouse finds itself at the most southerly point of Ireland. We all jumped out on deck to admire the passing tower&#8230;it was impressive. As the waves were majestically crashing against the emerged dark rock, Paps explained to us that in tough weather conditions, waves could reach as far as the top of the lighthouse\u2026safe to say we all stood there quietly, reassured at the thought of not finding ourselves in those types of rough weather conditions\u2026Paps sure has a gift when it comes to rationalising.<\/p>\n<p>As we progressed into the bay, the rolling green hills, and clear-cut cliffs painted the exact picture one would imagine of Ireland. One by one, cute little cottages made their appearance from behind the lush trees covering the coast\u2019s perfect fields, until a cluster of white dots were spotted in the distance: the town of Skull. Mouths watering at the thought of jumping on land to fill our empty bellies with a decent dose of fish and chips following the starving struggle it was to get here, we chose to play it wise and stay onboard to avoid causing any corona-related chaos and called it a day instead. We all looked forward to a good night\u2019s sleep in the bay\u2019s calm waters, without having to hook arms in cubbyholes or flying off bunkbeds\u2026<\/p>\n<p>Annika Horn<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; C&#8217;est l&#8217;heure du premier blog de cette aventure ! Il y a deux jours, au matin du mercredi 8 juillet, nous avons enfin quitt\u00e9 le port de Brest en France et mis le cap sur l&#8217;Arctique. L&#8217;Arctique ! !! 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